Review | The Black Flamingo

The Black Flamingo

Dean Atta

  • Reps: Gay Jamaican-Greek Cypriot MC, lesbian side character, bi black side character.
  • TWs: homophobic slurs and behaviours.
  • VF non disponible.
  • Niveau d’anglais: Facile – Intermédiaire.
  • Order it now.

Note : 4.5 sur 5.

« Michael waits in the stage wings, wearing a pink wig, pink fluffy coat and black heels.

One more step will see him illuminated by spotlight.

He has been on a journey of bravery to get here, and he is almost ready to show himself to the world in bold colours …

Can he emerge as The Black Flamingo?« 
(via Goodreads)

Michal attend dans les coulisses, il porte une perruque rose et un manteau rose et d’immenses talons noirs.

Encore un pas et il sera illuminé par les spots, au centre de la scène.

Il lui a fallut du courage pour en arriver jusqu’ici, et il est enfin prêt à se révéler au monde, au coeur d’une avalanche de couleurs.

Est-ce qu’il peut ouvrir ses ailes et devenir Le Black Flamingo ?
(traduction personnelle)

My review

No spoiler

Hi guys, welcome back here. I finished this book earlier today and I really wanted to talk to you about it. The Black Flamingo is, for me, not only an ode to be who you truly are but also the journey you have to take to get there. In the eyes of a young half-Jamaican man, Michael, we learn how it is not to feel comfortable anywhere because of who we are and what it means for other people. But in the end, it only shows us that in order to live, you have to rise and rebirth first.

I am white, so I personally don’t know how it feels to have two different origins and not finding myself in any of them. I also don’t know how it is to be black in a racist world in which people always ask the same rude questions. Can I touch your hair? Where are you from? And so on. It’s one of the things Dean Atta is showing in this brilliant novel, and I found it amazing. I felt the whole baggage of having a strong cultural heritage and how beautiful it is to be proud of it. This book really was a discovery for me, on many points.

What I can understand is the side of Michael that belongs to the LGBTQIA+ community, but doesn’t really feel like it either. Like something is off. Like he’s not whole or not gay enough. It’s a feeling a lot of us have experienced, but here it’s finally put into words. Into verses. To complete this side of him that feels empty, Michael discovers Drag, and he will now be able to reborn to his true and whole self. I find it amazing because some of us spend our lives looking for something that will allow us to be this free in our minds, and here we have the story of a twenty years old who’s not afraid to dig deeper to find it. It was so freacking powerful guys, really.

Along with those strong themes, Dean Atta also explores the whole gay spectrum, and what a ride! He reminds us that, yes, someone can be gay and still question his/her sexuality. It’s human to wonder who we are and what is our place in the world. Therefore, a gay man has all the rights to question his identity and sexuality and no, that doesn’t make him less gay – unless he realises he’s not, of course. Another thing deeply important in this book is the representation of the stigmatisation of lesbian women. The fact they’re seen as less ok than gay men, that they’re even seen as disgusting by a lot of people out there, or even the fact they are often sexualized for no reasons. I find it really great for an author to talk about it and denounce this kind of behaviours.

The Black Flamingo is all about being free in our minds and our bodies, not conforming to gender rules of society and finding our place in the world. The pages layout is stunning, with a lot of drawings and different shapes. To read this book is to enter Michael’s life, from his birth to his rebirth, his struggles, his questionings. The writing style took my breath away multiple times and made me shiver at the end. I L O V E D I T .

The Black Flamingo pour moi n’est pas seulement une ode à être qui nous sommes vraiment, mais aussi le parcours que nous devons faire pour en arriver là. A travers les yeux de Michael, un jeune garçon d’origines grecques et jamaïcaine, nous découvrons ce sentiment que beaucoup d’entre nous connaisse: celui d’avoir l’impression de ne pas appartenir où que ce soit, et les répercussions que ça peut avoir sur les gens autour de nous. Et à la fin, ce roman nous montre que pour vraiment vivre nos vies, il faut d’abord s’élever et renaître.

Je suis blanche, alors je ne sais pas vraiment ce que ça fait d’avoir deux origines différentes et arriver à trouver sa place dans aucun des deux. Je ne sais pas non plus ce que ça fait d’être noir.e dans un monde raciste où les gens passent leur temps à vous poser les mêmes questions grossières. Est-ce que je peux toucher tes cheveux? (Quand iels demandent et ne se contentent pas de plonger leurs mains dans vos cheveux, wtf) Tu viens d’où? et j’en passe. C’est une des choses que Dean Atta montre dans ce roman, et j’ai trouvé ça incroyable. J’ai vraiment pu sentir ce que ça pourrait faire d’avoir des bagages culturels aussi importants, et la beauté qui en émane quand on en est fier.e.s. Ce livre fut une réelle découverte pour moi, sur bien des aspects.

Ce que je peux comprendre, en revanche, est le sentiment que Michael a vis-à-vis de la communauté LGBTQIA+: il est en fait partie, mais pas vraiment non plus. Comme si quelque chose n’allait pas. Comme s’il n’était pas assez gay. C’est un sentiment que beaucoup d’entre nous ont déjà expérimenté, et là il est mis en mots. En vers, même. Pour remplir cette partie de lui fracturée, Michael trouve l’art du Drag, et va maintenant pouvoir renaître sous sa véritable et incroyable forme. Je trouve ça incroyable, car beaucoup d’entre nous passons nos vies à chercher la chose qui nous permettra d’être véritablement libres dans nos tête, et ici on suit un jeune d’une vingtaine d’année qui a creusé vraiment loin pour la trouver. C’était tellement puissant les gars, vraiment.

En plus ce tous ces thèmes extrêmement forts, Dean Atta explore aussi tout le spectre de l’homosexualité, et quel détour! Il nous rappelle que, oui, une personne peut très bien être gay et pourtant se poser des question sur son identité et sa sexualité. C’est humain de vouloir trouver qui nous sommes et quelle est notre place dans le monde. De ce fait, un homme gay a tous les droits de se demander s’il pourrait être attiré par une femme, et ça ne le rend pas moins gay – à moins qu’il s’identifie autrement après ses questionnements, évidemment. Encore une chose très importante à soulever dans ce roman est la dénonciation de la stigmatisation des lesbiennes. Du fait qu’elles sont souvent vues comme « moins normales » que les gays, que des personnes les trouves plus sales, ou encore du fait qu’elles sont souvent sexualisées pour absolument aucune raison. Je trouve ça vraiment bien qu’un auteur en parle et dénonce ce genre de comportement. (qui parfois ont lieu au sein même de la communauté LGBTQIA+, rappelons-le).

The Black Flamingo parle de liberté de corps et d’esprit, de ne pas se plier aux codes de genres que nous inflige la société et trouver notre place dans le monde. La mise en page est tout simplement sublime, avec des dessins et des formes diverses de partout. Lire ce livre, c’est entrer dans la vie de Michael, de sa naissance à sa renaissance, à travers ses galères et ses questionnements. L’écriture est une totale dinguerie qui est allée jusqu’à me donner des frissons vers la fin. J’A I A D O R E.

About Dean Atta

Dean was shortlisted for the Polari First Book Prize for his debut poetry collection, I Am Nobody’s Nigger. His poems have been anthologised by Bad Betty Press, Emma Press, Stripes Publishing, Team Angelica and have appeared on BBC One, BBC Radio 4, BBC World Service and Channel 4. Dean was named as one of the most influential LGBT people in the UK by the Independent on Sunday. He regularly performs across the UK and internationally. Dean is a member of Keats House Poets Forum and Malika’s Poetry Kitchen. He has a Philosophy and English BA from the University of Sussex and a Writer/Teacher MA from Goldsmiths, University of London. Dean is a Tutor for Arvon and Poetry School and a Writer in Residence for First Story.

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